Les Expositions
De l'été
2011


Comme lors des années précédentes, le service culturel de la ville de Mèze a sélectionné plusieurs artistes qui vont se succéder, qui au Château de Girard, qui à la Chapelle des Pénitents, afin d’offrir aux Mézois et aux visiteurs de passage une saison estivale d’exposition tout à fait singulière.


Nous contacter par courriel :
culture@ville-meze.fr
Mis à jour le 10 juin 2011

 

GILBERT LASSALE

"Hommage à Joan Miro"

Château de Girard, rue Sadi Carnot - De 10 à 12h et de 15 à 19h - Fermeture le lundi
Vernissage le vendredi 1er juillet à 18h30 
Expo : du 2 au 17 juillet et du 2 au 14 août

Entrée libre


Gilbert Lassale est né le 14 novembre 1926 à Saint-Paul-de-Fenouillet, dans les Pyrénées-Orientales. Peintre autodidacte, il fait ses premiers essais de peinture à l'huile avec son ami Lucien Puyuelo en 1945.
Tous deux, dans les années 1950, rencontrent le peintre François Desnoyer qui les conseille et les encourage. Lassale hérite, de ces moments, le goût pour la couleur et la puissance du dessin pictural.
Au cours des années 1970, il découvre l'abstraction et se laisse envahir par une nouvelle liberté qu'il a toujours recherchée au bout de ses pinceaux.
 
La vie de l'artiste se trouve marquée par une formidable rencontre avec le peintre Joan Miro. "Chez l'homme de Barcelone", Lassale y trouve
une énergie pour ses compositions qui s'imposent par leurs couleurs et leur poésie.
A l'instar de ce grand maître, les lignes sont souples, les formes dynamiques, le trait est dansant. Les cercles, les gouttes, les points, les courbes, les astres, les tâches, les éclaboussures traduisent, selon  P. Amiel (Critique du magazine "Côté Art") la recherche de sensations plastiques nouvelles, une fougue gestuelle intempestive amenant des réalisations puissantes. Et,"dans une figuration Abstractisante", l'écriture qu'il emploie s'embrase toujours des couleurs de la Méditérranée.
 Une dizaine d'oeuvres de l'artiste peintre MIRO Hyrria accompagneront l'exposition Gilbert Lassale.

Exposition réalisée par la Ville de Mèze en partenariat avec la galerie Dock Sud

Accès : à Mèze se garer au « Parking du château »

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PATRICK BACHS & HERNAN TORRES

"Territoires éclatés"

Chai de Girard, rue Sadi Carnot - De 10 à 12h et de 15 à 19h - Fermeture le lundi
Vernissage le vendredi 1er juillet à 19h 
Expo : du 2 juillet au 30 août

Entrée libre

Exposition de peintures de PATRICK BACHS et du sculpteur HERNAN TORRES

PATRICK BACHS

Les peintures de Patrick Bachs explorent des territoires désertiques dans lesquels des personnages errent et nous interrogent : que font-ils là ? où vont-ils ? et comment sont-ils arrivés là ? Perdus, absurdes, ils semblent se retrouver dans ces situations improbables malgré eux, victimes malheureuses d’une erreur d’aiguillage.
Comme chez la plupart des explorateurs de l’absurde, l’humour survit à l’aridité du décor. Passant du burlesque au grinçant, on ne sait jamais trop s’il se contente de rendre les personnages plus humains, plus touchants ou si ses piques viennent s’ajouter à celles d’un soleil déjà brûlant.
Né en 1963, formé à l’Ecole des Beaux-arts de Lyon de 1979 à 1987, Patrick Bachs vit et travaille à Lyon. Il a exposé régulièrement ses œuvres à la galerie Chomarat. Influencé par la peinture espagnole, son œuvre peint une humanité burlesque et poétique.

Il y a d’abord chez Patrick BACHS, une certaine idée matérialisée d’une conception particulière du monde, peindre dans le même temps : le moment poétique, le ridicule du Notable, la violence « domptée » ; n’est pas chose aisée et pourtant…Il n’empêche que dans cette quête d’une réalité restituée par sa propre vision, Patrick BACHS sait nous offrir l’œuvre peinte où il fait bon voyager.
Parfois « surréalisme réinventé », parfois « caricatural », un monde à part réservé à BACHS se promène dans les couleurs.
Couleurs d’une péninsule tout en bas de l’Europe, faites de rouges sang, d’ocres de terre violente et ensoleillée, matières généreuses qui apportent quelque soit le sujet traité, une envie jubilatoire de regarder devant ces aplats, des moments d’humour ou de gravités projetés dans une ambiance teintée d’Andalousie.
De l’espace pigmenté considéré, s’échappent des objets, des monuments traités dans l’ironie, la dérision, le déséquilibre.
Se présentent aussi d’étranges personnages : ubuesques dans leur monstration du grotesque, émouvants quand ils témoignent de la tristesse ou du rire, Elysabétens lorsque BACHS entre dans la vision conceptuelle de sa propre théâtralité.
Regarder l’œuvre peintre de BACHS, c’est accepter de déambuler dans un monde dénoncé comme difficile à vivre, difficile à scruter, mais dans le même temps, c’est aussi prendre du vrai soleil en devinant le chant d’une guitare…
Mais là, il faut savoir « entendre » la peinture de BACHS.
Ange-Marie TÉODORI

HERNAN TORRES

Né à Santiago du Chili en 1951, Hernan quitte son pays en 1974.
C’est sur d’autres terres d’Amérique Latine qu’il passe les quatre premières années de son exil.
Il traverse d’autres cultures, et c’est à cette période qu’émergent ses premières questions sur les différents systèmes de représentations.
Il arrive en France en 1977, s’installe à Paris, où il étudie philosophie et psychologie. Là, il approfondit sa réflexion sur l’activité artistique et c’est à cette période qu’il choisit le bronze.
Depuis 1984, Hernan vit à Sète où il a installé son atelier- fonderie.
C’est là qu’il modèle les cires, qu’il assemble cordes et galets, plumes, terres et joncs tressés. Puis vient son jeu avec le métal en fusion : c’est la part du feu.
Enfin, le bronze vient ciseler l’espace de sa force ; les métaux revendiquent l’intimité nerveuse d’un vitalisme ludique.
Dans son univers sculptural, Hernan ouvre des fêlures ; il propose des passages, des éclats de mythologies.
Il compose une cartographie imprégnée de ses territoires vécus.

Les sculptures d’Hernan Torres, on les connaissait en bronze.
Aujourd’hui, le sculpteur associe un nouvel alliage : bronze - aluminium.
Ce métal à l’argenté lunaire vient se déplier autour du bronze, un peu à la manière d’une éclipse.
Comme métal maritime, l’alu vient dans sa légèreté affirmer la présence souterraine de nos architectures profondes.
A la fois cheminements et lieux, les éléments se dévoilent comme signes. Les métaux dessinent des parcours et leurs ruptures en soulignent les rythmes ; sur les pavés mosaïque s’inscrivent nos chemins en diagonale.
Parfois, le regard ou la main rencontre des galets, morceaux de temps suspendus par les fils invisibles de nos imaginaires.
L’enfance est là, dans les pliages de papier, bateaux ou avions jetés à l’eau ou aux nuages ; les toupies tournent encore.
Les parcours se font machines archaïques. Les corps, dévisagés dans leur intimité nerveuse, défient cette organisation. Leurs torsions s’étirent dans la trace des cordes déroulées ou enroulées, extérieures ou intérieures, soulignant à la fois l’espace et le temps.
Installé en équilibre sur les plates-formes théâtrales de cet univers onirique, circule un homme à tête de cheval. Il est un parmi d’autres. Il danse sur nos histoires d’attente et d’espoir. Ses mouvements sont illusion de narration ; ils sont l’effleurement de l’autre, ici ou ailleurs.

Mèze lieu de rencontre, de dialogue entre un sculpteur Hernan TORRÈS d’origine chilienne vivant à Sète, et Patrick BACHS peintre français d’origine catalane vivant à Lyon.
Ces territoires éclatés se retrouvent dans le creuset commun de nos cultures ibériques, latines, indiennes.
La pertinence et la puissance de leurs travaux, la fusion du bronze pour Hernan TORRÈS bien connu sur le bassin de Thau, grâce à sa sculpture « l’Homme, le soleil, le poisson » qui domine l’entrée du Petit Port des Nacelles à Mèze, faisant face à Sète, comme une provocation pacifique s’adressant par dessus les mers et océans à son pays d’origine.
La toile, le châssis et la bonne peinture à l’huile pour Patrick BACHS, peintre de la matière picturale forte de sens et d’humour par ses multiples clins d’oeils vers l’Espagne.
Laissez vos regards, vos sentiments divers appréhender avec générosité cette rencontre, ce dialogue, et que de cet instant privilégié naisse un peu plus d’universel face aux territoires éclatés dont les frontières ont tendance à se refermer sur elles mêmes.

Gérard CHOMARAT

Accès : à Mèze se garer au « Parking du château »

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Collection particulière Roger Castang

"Mise en Cène"

Chapelle des pénitents, rue Monseigneur Hiral - De 10 à 12h et de 15 à 19h
Vernissage le vendredi 8 juillet à 18h30  
Expo : du 9 juillet au 30 août

Entrée 2 € au profit de la restauration de la chapelle

Cette exposition qui réunit 13 oeuvres fait partie d'une commande passée par le galeriste Roger Castang à 33 artistes. 33 comme l'âge du Christ à sa mort et une seule contrainte : un format unique de 160 x 130 cm. A partir de là peintres et photographes ont travaillé en toute liberté sur le thème de la Cène, d'après le célèbre tableau de Léonard de Vinci, achevé en 1498.

Sujet hautement symbolique, les interprétations passées n'ont pas révélé tout le mystère de l'ultime repas du Christ, ne montrant sans doute qu'une dimension réduite de ce moment fondateur de la religion chrétienne.

Proposer à des artistes de revisiter librement la Cène est une expérience artistique et intellectuelle à la fois pour le plasticien, le commanditaire et le spectateur, confrontés non seulement à l'oeuvre mais au sens profond de cette mise en scène théâtrale, de cette révélation mystérieuse maintes fois revisitée, plagiée ou détournée par l'art contemprain, la publicité ou le cinéma.

De même que l'exposition collective d'une trentaine d'artistes autour du thème du "Déjeuner sur l'Herbe" de Manet, proposée en 2006 par le galiériste sétois Yves Faurie, cette initiative est l'opportunité de découvrir si ce sujet, traité dans des formes visuelles actuelles reste porteur de son sens traditionnel ou si de nouveaux sens l'investissent.

Selon sa sensibilité, sa croyance, son imaginaire ou son humour, chaque plasticien a exprimé sa liberté de réflexion et de représentation, son expression et sa technique.
Ainsi, le moment de l'Eucharistie peut devenir pour l'artiste un simple "repas d'amis" et même ne pas être un repas du tout. Et nous qu'est notre regard aujourd'hui sur cet événement sacré et sa représentation ? Cène ou mise en scène ?

Illustration : André Cervera

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Exposition de peintures haïtiennes

"Haïti : magie de l'espoir"
Exposition en partenariat avec Le Festival de Thau et l'Association pour la promotion des Arts du Monde"

Château de Girard, rue Sadi Carnot - De 10 à 12h et de 15 à 19h - Fermeture le lundi
Vernissage le jeudi 21 juillet à 19h  
Expo : du 22 au 31 juillet

Entrée libre

Découverte après la Seconde Guerre mondiale par divers hommes de culture férus d'art, aussi bien français (André Breton, Aimé Césaire, André Malraux, Jean-Marie Drot...) qu'anglo-saxons (Peter Dewitt ou Selden Rodman), la peinture haïtienne est un phénomène unique au monde et d'un caractère encore inexpliqué. Cela est toujours vrai aujourd'hui tant est riche et exubérant l'art pictural haïtien.
Cette exposition est réalisé grâce à l'APAM (Association pour la Promotion des Arts du Monde), qui a pour objectif de promouvoir les artistes plasticiens des pays pauvres, et d'affecter les bénéfices réalisés sur les ventes à des oeuvres humanitaires.

Haïti, le pays le plus pauvre du continent américain, peine à se redresser après le terrible tremblement de terre du 12 janvier dernier qui a fait plus de 200 000 morts et près d'un demi-million de sans-abri.
Pour aider à la reconstruction, cette exposition-vente organisée par la Ville de Mèze en partenariat avec le Festival de Thau, permettra à lAPAM d'intensifier son aide aux trois écoles qu'elle finance à Haïti, dont l'école primaire du centre Alcybiade Pommayrac à Jacmel, entièrement détruite lors de la catastrophe.
Si l'association ne peut présenter dans ses expositions de très grands peintres haïtiens actuels dont les prix sont devenus inaccessibles, comme Philomé Obin ou Hector Hyppolite, elle propose des signatures déjà réputées telles que (noms à venir).

Les productions des artistes plasticiens de ces pays, meurtris par l'Histoire et le système économique mondial, élargissent notre vision de l'Art à des expressions et des styles nouveaux, qui enrichissent notre horizon esthétique.

Accès : à Mèze se garer au « Parking du château »

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Balade artistique mèzoise

Exposition collective d'artistes mèzois

Château de Girard, rue Sadi Carnot - De 10 à 12h et de 15 à 19h - Fermeture le lundi
Vernissage le mardi 16 août à 18h30 
Expo : du 17 au 30 août

Entrée libre

A l’occasion de la fête de Mèze, ce grand rendez-vous culturel, festif et populaire, la Ville de Mèze invite au château de Girard
des artistes qui présentent au moins deux points communs : du talent, chacun dans son style d’expression, et un lieu de vie qui les inspire, Mèze.
Ce sont donc neuf artistes originaires de notre ville, nouveaux habitants, ou Mézois de cœur résidant quelques semaines par an dans notre cité, qui ont été réunis pour nous présenter cette grande exposition collective.
Jean-Pierre Cabrol, Philippe Campsaulines, Raymond Capdevila, Simone Fayolle, Roland Jacquet, Dany Jean, Philippe Olives et Philippe Poulenas.

Accès : à Mèze se garer au « Parking du château »

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